-> http://cnt-ait.info/article.php3?id...
Encore
méconnue des médias, l’électoxicomanie s’apparente à une drogue, comme le
tabac, l’alcool et autres dérivatifs psycho-sociaux ! La maladie provoque
une dépendance plus ou moins forte. Le malade éprouve une curieuse
envie : le besoin irrésistible de déposer un bulletin de "démission
citoyenne" dans une boite... Mais, il a honte d’un tel comportement. Aussi le
fait-il à l’abri des regards, dans un sas appelé isoloir ! Ce geste semble
procurer au malade une extraordinaire jouissance, il se sent fort, invincible,
et, pour tout dire, heureux ! c’est la phase dite de "citoyennite aiguë".
Après, vient la phase descendante, véritable situation de crise, de
déprime ! La dure réalité retrouvée, au lendemain d’élections, avec son
cortège de mensonges, de trahisons, met le patient en état de manque.
Tag - maladie electorale
Friday 4 May 2007
L’Électoxicomanie
By jvadv on Friday 4 May 2007, 12:25 - Abstention active
Thursday 1 January 1970
À propos du suffrage universel
By jvadv on Thursday 1 January 1970, 00:00 - Abstention active
-> http://www.la-presse-anarchiste.net...
Je ne comprend pas cette propension des hommes, à attendre des autres, ce qu’ils devraient faire eux-mêmes. Henri Martin, (Hist. De France).
Les élections du moment viennent de remettre le suffrage universel à l’ordre du jour.
C’est vraiment assommant de répéter encore aux électeurs, ce que nous leur disons depuis si longtemps. C’est désespérant, vous dis-je, d’être obligé de leur rabâcher toujours la même chose, tout comme aux enfants, quand on leur apprend l’alphabet. Car, au lieu de discuter les questions sérieuses, nous sommes encore obligés de démontrer que tous les hommes peuvent et doivent faire leurs affaires eux-mêmes. Nous ne devrions plus avoir besoin de faire le procès du suffrage universel, condamné et déclaré nuisible au progrès par ceux-là même qui l’ont créé. Je crois qu’il n’y a que les électeurs qui aient foi au suffrage les candidats ne sont pas si bêtes, ils s’en servent comme moyen personnel d’émancipation et voila tout. C’est ce que nous tâcherons de faire comprendre à la grande masse des électeurs toujours jobardisée par des discours-programmes, débités avec aplomb par les Roublards-Candidats.
LA GRÈVE DES ÉLECTEURS
By jvadv on Thursday 1 January 1970, 00:00 - Abstention active
-> http://utopia-jin.fr.nf/2008/11/10/...
Une chose qui m’étonne prodigieusement Ñ j’oserai dire qu’elle me stupéfie Ñ
c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences,
après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère
France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul
électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se
déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur
de quelqu’un ou de quelque chose. Quand on réfléchit un seul instant, ce
surprenant phénomène n’est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus
subtiles et confondre la raison ? Où est-il le Balzac qui nous donnera la
physiologie de l’électeur moderne ? Et le Charcot qui nous expliquera
l’anatomie et les mentalités de cet incurable dément ? Nous
l’attendons.
Je comprends qu’un escroc trouve toujours des actionnaires, la Censure des défenseurs, l’Opéra-Comique des dilletanti, le Constitutionneldes abonnés, M. Carnot des peintres qui célèbrent sa triomphale et rigide entrée dans une cité languedocienne ; je comprends M. Chantavoine s’obstinant à trouver des rimes ; je comprends tout. Mais qu’un député, ou un sénateur, ou un président de République, ou n’importe lequel, parmi tous les étranges farceurs qui réclament une fonction élective, quelle qu’elle soit, trouve un électeur, c’est-à-dire l’être irrêvé, le martyr improbable, qui vous nourrit de son pain, vous vêt de sa laine, vous engraisse de sa chair, vous enrichit de son argent, avec la seule perspective de recevoir, en échange de ces prodigalités, des coups de trique sur la nuque, des coups de pieds au derrière, quand ce n’est pas des coups de fusil dans la poitrine, en vérité, cela dépasse les notions déjà pas mal pessimistes que je m’étais faites jusqu’ici de la sottise humaine, en général, et de la sottise française en particulier, notre chère et immortelle sottise, ô chauvin !
